Visite de Vík í Mýrdal et de sa région

Reynisfjara, Islande

La région de Vík í Mýrdal (Vik pour les intimes) regorge de lieux pour le moins étonnants que l’on ne peut voir nulle part ailleurs qu’en Islande. Nous avons pu visiter Vik et sa région au cours de notre épique road trip en Islande et nous avons enchaîné les découvertes. Notre parcours nous a mené des champs de fleurs et de mousses infinis de l’Est de Vik jusqu’à la côte qui entoure la plage de sable noir de Reynisfjara. Vous pouvez visualiser notre trajet en suivant ce lien vers Google Maps.

Les champs de mousse à l’Est de Vik

Vík í Mýrdal, raod trip Islande
Les champs de mousse sur la route de Vík í Mýrdal s’étendent à perte de vue.

En arrivant à Vík í Mýrdal depuis le Parc de Skaftafell, la Route 1 passe par de somptueux paysages qui ne peuvent être admirés nulle part ailleurs qu’en Islande.

Le premier, ce sont les champs de fleurs violettes tirant parfois sur le bleu. On en voit à travers tout le pays mais c’est là qu’il nous ont le plus impressionné. On se croirait au beau milieu d’une mer de fleurs qui s’étend jusqu’à l’horizon.

Le deuxième, ce sont ces champs de mousse recouvrant des amas de roches volcaniques à perte de vue. C’est à couper le souffle. Vous pouvez vous arrêter par endroits si vous en avez l’envie mais surtout sans marcher sur la mousse ! Elle est extrêmement fragile et marcher dessus, eh bien ça la tue, tout simplement. Sachant qu’elle met près de 70 ans à se renouveler, vous comprendrez qu’il vaut mieux prévenir que guérir.

Vík í Mýrdal est considérée, à juste titre, comme la ville la plus pluvieuse d’Islande. C’est donc sans surprise que nous avons été accueillis par la grisaille. Et c’est sous une petite averse bien fraîche que nous avons visité la région de Vik, à commencer par les falaises de Dyrhólaey.

Les falaises de Dyrhólaey

Dyrhólaey, Islande
La double arche de Dyrhólaey vue depuis le haut des falaises.

Certains diront que Dyrhólaey, c’est un peu comme Etretat. Dans un sens, ils n’ont pas tout à fait tort mais Dyrhólaey est à l’opposé en termes de couleurs. L’ensemble est fait de roche noire puisque le témoin d’une ancienne éruption volcanique.

Plage de sable noir en Islande
La plage de sable noir qui s’étend à l’Ouest depuis le panorama de Dyrhólaey.

Une fois en haut, le panorama vaut le coup d’œil. Vous avez face à vous la double arche de Dyrhólaey qui se jette dans la mer, à l’Ouest une immense plage de sable noir qui s’étend à perte de vue. L’endroit est superbe et ce paysage est devenu une des vues les plus connues d’Islande.

Attention, pour vous rendre en haut de la falaise, il vous faudra obligatoirement un 4×4 puisqu’on quitte le bitume pour de la terre. Les voitures à deux roues motrices sont interdites et nous étions contents d’avoir un Dacia Duster car il y a des ravines plutôt profondes sur le chemin. Certains petits malins sont parvenus à monter avec leurs petites voitures de location, d’autres ont préféré rebrousser chemin. Si vous ne pouvez pas monter en voiture, comptez 20 minutes de marche depuis le parking de Kirkjufjara pour rejoindre le point de vue sur Dyrhólaey.

Plage de Kirkjufjara

Kirkjufjara, Vik
La plage de Kirkjufjara était interdite d’accès car trop dangereuse. Les vagues scélérates peuvent en effet vous emporter sans prévenir.

Juste à côté se trouve donc le parking de la plage de Kirkjufjara, qui est toutefois interdite d’accès. On peut tout de même la voir depuis les points de vues aménagés. Vous y verrez aussi un magnifique pont naturel semblant tenir comme par magie au-dessus des flots. Les plus chanceux y verront aussi des eiders et quelques macareux moines qui nichent dans les parois avoisinantes.

Reynisfjara, Islande
La plage de Reynisfjara et les “trolls” de Reynisdrangar depuis le panorama de Dyrhólaey.

L’endroit offre aussi un superbe point de vue sur la célèbre plage de sable noir de Reynisfjara. Au loin, les “trolls” de Reynisdrangar s’offrent aux yeux ébahis des voyageurs. C’était d’ailleurs notre prochaine destination durant notre visite de la région de Vik.

La plage de sable noir de Reynisfjara

Reynisfjara, Vik
Les arches de Dyrhólaey vues depuis la plage de sable noir de Reynisfjara.

Nous sommes ensuite revenus sur nos pas en tournant à droite sur la Route 1 puis encore à droite sur la 215. La Route 215 rejoint le parking de Reynisfjara. On peut se balader à loisir sur cette immense étendue de sable noir. C’est un monde où la couleur semble avoir disparue : tout n’est plus que noir, gris et blanc. Lors de notre visite, les nuages bas donnaient une ambiance surnaturelle aux lieux et nNous avons pris plaisir à admirer cet endroit hors du commun.

Le basalte de Hálsanefshellir

Vik Hálsanefshellir
Les colonnes de basalte de Hálsanefshellir ont inspiré l’architecture de la cathédrale de Reykjavik.

Les colonnes de basalte de Hálsanefshellir se trouvent au même endroit. Ici, on s’est de nouveau sentis comme des touristes et non plus des aventuriers quand on a vu le monde qui s’agglutinait au pied des piliers de pierre. Heureusement il suffit de marcher un peu plus loin pour voir moins de monde.

Les colonnes sont impressionnantes de par leur taille et leur géométrie parfaite. On a parfois du mal à croire que ces formations sont naturelles… Elles ont d’ailleurs largement inspiré l’architecture de la Halgrimmskirkja de Reykjavik.

Les trolls de Reynisdrangar

Road trip islande Reynisdrangar
La légende raconte que les Reynisdrangar sont des trolls qui auraient été pétrifiés par le soleil.

En marchant jusqu’au bout de la plage, en restant loin de l’eau pour éviter les dangereuses vagues scélérates, on peut s’approcher des “trolls”. Les Reynisdrangar sont de grands rochers qui semblent s’être perdus au milieu de l’eau, à quelques dizaines de mètres du rivage. La légende raconte que des trolls qui s’étaient aventuré trop loin de leur caverne se sont retrouvés pétrifiés par le soleil avant d’avoir pu s’abriter. C’est de là que provient leur nom.

Nous étions finalement contents que la météo soit peu clémente car le monde entier semblait n’être composé que de nuances de gris. On ne voyait plus aucune couleur entre le noir profond de la plage et de la roche, le gris de l’eau, le blanc de l’écume et la grisaille dans le ciel. C’était un autre grand moment et, malgré le monde, on a adoré l’endroit.

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